Les Amis de l'Orgue

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L’association des Amis de l’orgue de l’église Saint-Michel de Lagrasse, régie par la loi du 1er Juillet 1901, a été fondée par Jean-Hugues Guillot, organiste titulaire et conservateur de l’orgue. Elle a été enregistrée à la Préfecture de l’Aude le 16 septembre 1988, sous le n° W111002960.

À la suite de l’arrêté de classement au titre des monuments historiques, le 1er avril 1985, de l’orgue construit par Théodore Puget en 1853, l’association s’est constituée pour obtenir des autorités compétentes sa restauration.

À sa demande, à partir de 1990, le conseil municipal, sous la présidence de Monsieur Jean Séguy, alors maire de Lagrasse, demande le concours financier de l’État par l’inscription de l’orgue au programme des restaurations à effectuer en 1990. Monsieur Marcel Rainaud, conseiller général du canton de Lagrasse, se fait l’écho de cette demande et soutient activement l’association et la commune dans leurs diverses démarches. La restauration n’est finalement inscrite au budget de l’État qu’en 1993, après que la commune se soit engagée à rendre l’église hors d’eau.

Pendant l’absence de l’orgue, l’entreprise Dagan procédera donc à la réfection de la toiture de l’église ainsi qu’au remplacement de la rosace. Le vitrail sera restauré par l’atelier de Madame Brenas. C’est l’atelier de facture d’orgues de Jean Daldosso, de Gimont (32), qui a été retenu parmi 8 candidats pour mener à bien la restauration de l’instrument. Le programme de celle-ci a été établi par Jean-Pierre Decavèle, technicien du ministère de la culture, et maître d’œuvre des travaux.

Sous la maîtrise d’ouvrage du ministère de la culture, cette opération a été financée par l’État à 50%. La région Languedoc-Roussillon, le département de l’Aude, la commune de Lagrasse et l’association des Amis de l’Orgue ont participé au financement de la suite.

Environ 5000 heures de travail seront nécessaires à Jean Daldosso, Michel Daldosso, André Siméon et Georges Thibaud pour mener à bien cette complexe tâche.

Le buffet vidé de ses entrailles a été traité et verni. L’alimentation, les soufflets, porte-vent, postages et pièces gravées ont été remis en peaux. Le ventilateur, trop bruyant, a été remplacé. Les claviers ont été replaqués partout où cela s’avérait nécessaire. Les mécaniques de notes et de jeux, ainsi que la machine Barker ont été complètement restaurées, ainsi que les différents sommiers de l’instrument.

La Pédale, de 25 notes seulement, a été étendue à 30 notes pour ouvrir l’instrument à l’ensemble de la littérature romantique et symphonique. Un mécanisme situé sous le plancher intercale l’articulation des cinq nouvelles notes aiguës dans l’ancien abrégé de pédale. Ainsi, l’ancienne mécanique est conservée dans son état d’origine. Un sommier de complément a été placé sur un châssis indépendant, dans le prolongement des sommiers existants. Chacun des 1258 tuyaux de bois ou d’étain a été méticuleusement remis en état. Au Grand-Orgue, le plein jeu est reconstitué, et une doublette vient remplacer une malencontreuse viole.

L’instrument jouit aujourd’hui d’une rare qualité de timbres et sonne dans sa plénitude retrouvée, admirablement servie par la belle acoustique de l’église Saint-Michel. L’objectif de l’association est désormais de le faire rayonner, en invitant à se produire à ses claviers les meilleurs organistes : Michel Bouvard (Saint-Sernin de Toulouse), Isabelle Désert (Narbonne), Albertus Dercksen (cathédrale de Cahors), Jean-Claude Guidarini (Notre-Dame du Taur, Toulouse), Nathan Laube (Eastman School of Music, Rochester), Jean-Pierre Lecauday (Saint-Rémy de Provence), qui y a gravé un CD, Philippe Lefèbvre (Notre-Dame de Paris), Thomas Ospital (Saint-Eustache de Paris), Henri Ormières (St Vincent de Carcassonne), etc.

Vous pouvez soutenir le festival en adhérant à l’association ; vous bénéficierez ainsi du tarif « Adhérents » à tous les concerts.